Qui suis je ?
Ceci n'est pas une confession, mais...comment dire..., un passé personnel qui m'a permis de comprendre beaucoups de choses.
Il est courant de dire qu'il n'est pas forcément bon de dévoiler son état d'esprit à qui voudra le lire, mais je passe outre le "qu'en dira t'on" !!
Je suis issue d'une famille "Bourgeoise"! Je suis né en Seine et Marne, le 25 Avril 1966 à Meaux (Oui, c'est ça, le "Fameux" fromage! (Le Brie)).
Je ne vous raconterai pas tout, jours après jours, mais disons, que j'ai suivis (et même subit) une éducation bourgeoise et "éclésiastique"!
J'ai dû également avoir à connaitre le très célèbre "Martinet" mais pas autant que mon Frère heureusement, alors que je rentrais de classe avec le non moins célèbre "Carnet de Notes"! Le rituel était toujours le même; Un "Bonsoir" à Maman, et ensuite, monter les interminables marches d'escalier pour finir par arriver au Bureau de mon trés cher Père, où ce dernier m'attendait! Vous aurez deviné pourquoi!
J'ai donc suivit une éducation religieuse très stricte; Je me suis même retrouvé Enfant de Choeur à cette époque!
Une petite pause dans mon récit, car je pense à certaines choses durant le temps où je tape sur mon clavier! C'est que mine de rien, à force de recevoir cette éducation éclésiastique, j'ai fini par y croire! En effet, j'ai moi même désiré que mes enfants suivent ce même parcours à une époque. Mais aujourd'hui, je me rends compte de l'erreur que j'ai faite. A mon avis, en matière de religion, il est préférable d'attendre que les années passent, et laisser l'enfant suivre la voie spirituelle de son choix!
Suite, donc, à cette expérience, j'ai "commencé" à réaliser certaines choses! Mais comment dire? .... J'étais jeune, perdu dans un monde qui, quelque part, ne me correspondait pas! Mais malheureusement (ou heureusement), je ne l'avais pas réalisé à cette époque!
Bref, j'ai grandi dans ce milieu (puisque je ne pouvais faire autrement), jusqu'à arriver à mon adolescence.
Et c'est là que les évènements s'enchainèrent!
Tout d'abord, comme vous le savez peut être déjà si vous avez lu ma rubrique "Le Parcours Equestre de Nounouk", j'avais la passion du Cheval, de l'Equitation (avec un grand "E", sous entendu, "l'Equitation Bourgeoise"!).
J'avais pour habitude, dès que mon temps libre me le permettait (et parfois plus en "sèchant" l'école), de me rendre à l'UCPA (Union des Centres de Loisirs et de Plein Air) retrouver mes Amis les Poneys ainsi que "Martine", la monitrice, qui était d'ailleurs parfois surprise de me trouver là! Ce lieu, était mon Avre de Paix! Les Poneys étaient mes confidents, je leur racontais tout mes malheurs (et mes quelques bonheurs).
Mes parents, et surtout ma mère qui était beaucoups plus attentive à mon égard que mon père, à force de me voir toujours au milieu des chevaux, ne parlant que de ça.... finirent par comprendre que là était ma passion première;
Et comme de toute manière, j'étais un vrai cancre à l'école et qu'ils ne savaient que faire de moi après trois redoublements, ils prirent la décision de m'orienter vers ce milieu.
A cette époque j'étais heureux que mes parents prennent cette décision car j'allais enfin "vivre" auprès de ceux que j'aimais, auprès de ceux à qui je pouvais confier mes moindres petits secrets, parfois même intimes!
C'est donc avec joie et engouement que j'ai accepté cette décision qui pour moi était une "Bénédiction"!
J'ai donc commencé un apprentissage, qui, malheureusement, deviendra quelque peu cahotique!
J'ai débuté mon apprentissage pour un particulier propriétaire de chevaux (bien evidemment). Ce dernier avait ses chevaux en pension au Haras des Grands Champs (Bois le Roi 77) appartenant à cette époque (et toujours aujourd'hui d'ailleurs) à Monsieur Marcel Rozier, entraineur de l'Equipe de France et de l'Equipe d'Italie de C.S.O (Concours de Saut d'Obstacles).
Je travaillais donc au sein d'une des plus grandes Ecuries Française, dont la renommée ne faisait que grandir de jour en jour. Celà, d'ailleurs, m'a donné l'occasion de rencontrer deux personnalités, ou du moins de les voir de mes yeux de gamin! Thierry Lhermitte et Michèle Torr ! Ces rencontres m'ont tout de même marqué et j'en garde un excellent souvenir.
J'ai donc commencé ma "vie de travailleur" dans ce Haras, tout en en faisant voir des vertes et des pas mures à mon patron! (Il n'est pas faux de dire que j'étais un "Ado" turbulent!)
Ensuite, je ne sais plus trop comment cela s'est terminé (comment se rappeler de tout 25 ans plus tard!). Bref, tout ce que je me rappel, c'est que j'ai quitté cet établissement, et me suis retrouvé au Haras de la Chenée à Sablonnière, à proximité de Coulommiers (Oui! Encore une fois, le fameux fromage!).
Là, j'ai tout de même ressentit, que ce n'était plus la même histoire. C'était déjà plus....comment dire....pas forcément plus stricte (quoi que), mais plus organisé. Bien evidemment, ce n'était plus un propriétaire de chevaux pour qui je travaillais, mais belle et bien pour un centre équestre.
Ma "fierté" quelque part, était que je n'étais plus là en tant que simple palefrenier, mais que je me dirigeais vers le métier de "Cavalier-soigneur". Mais "mon Dieu", quel travail pour en arriver là! Ce n'était plus du tout la même chose! Je commençais la journée à 6h00 du matin. Donc, de six heures à sept heures je nourrissais, (quand on dit "je nourrissais" en terme équestre, celà signifie bien entendu que l'on nourrissais les chevaux!)...je nourrissais donc, et je devais également currer les boxes et "nourrir les cuirs" (terme équestre: entretenir les cuirs des brides et des selles). J'étais donc seul, et en une heure je devais faire tout cela, sachant que l'écurie comptait une trentaine de chevaux. (il m'arrivait quand même, soit de venir plus de bonne heure, soit de "grapiller" du temps sur l'entretient du cuir pour m'en sortir!)
Ensuite, entre sept et huit heures, je devais panser (nettoyer) et harnacher (mettre en place bride et selle) les huit chevaux de la reprise (du cours équestre) de huit heures! Et ce n'était pas du petit pansage! Il fallait que cela soit parfait! Bouchonner à la paille (pour enlever l'humidité des poils), ensuite passer l'étrille puis brosser, essuyer (pour faire luire le poil), curer les pieds, graisser les pieds, démeller les crinières et les queue et les peigner, nettoyer les orifices naturels....
A peine ces chevaux partits au travail, je devais déjà préparer les chevaux suivants pour la reprise de neuf heures (toujours 8 chevaux) et ainsi de suite jusqu'à onze heures! (sans oublier que dès le retour des chevaux, il fallait les panser à nouveau)
A onze heures donc, je devais nettoyer l'allée principale des écuries, commencer à donner à manger aux chevaux de la reprise de 14h00, faire des vérifications diverses et aussi m'occuper des chevaux en herbage. Et ainsi de suite, ce qui ne me permettait presque pas de faire une pause le midi! Et les après midi ressemblaient aux matins.
Vous devinerez aisément l'état de fatique dans lequel je me trouvais chaque soir (tout en sachant que sur la journée il fallait penser à surveiller le stock de paille, de foin, de granulé, de mash...et donc commander et réaprisionner si nécessaire)
Je travaillais environ quinze heures par jour (à 16 ans) et ce 6 jours sur 7, pour un salaire d'apprentis qui n'arrivait pas aux 1000 francs de l'époque (150 €uro).
Et c'est à ce moment là que j'ai commencé me rebiffé, car je trouvais (d'après mes maigres souvenirs) ce travail trop fatiguant pour moi, mais aussi par ce que quelque part certainement, je trouvais anormal de se servir des chevaux de cette manière.
Ce qui a aboutit à ce que mes parents décident de m'envoyer dans une école encore plus stricte, encore plus "droite"!
Et je me suis retrouvé à l'Ecole Nationale des Haras, plus exactement au Haras du Pin en Normandie. Et c'est là que, pour le coup, je n'ai plus supporté ce milieu équestre! Là, ça dépassait les bornes pour moi. Le Cheval n'était pas pris en compte comme un animal à part entière, mais comme un "Trésor" en quelque sorte, trésor dont il faut prendre soin. Nous étions donc surveillés durant le pansage des chevaux par des "surveillants" qui étaient eux même surveillés.....
C'est dans ce Haras que j'ai "terminé" (si je puis dire) mon apprentissage (sans obtenir de diplome et pour cause!).
J'aimerai tout de même vous raconter une anecdote amusante qui m'est arrivé là bas!
Un matin, alors que je m'étais levé en retard, je devais me rendre aux écuries avec mes camarades car notre "Chef" nous y attendait pour nous distribuer des chevaux pour une reprise matinale; Il était 7h00 du matin.
J'arrivais donc en retard aux écuries, et, allez savoir pourquoi, le Chef m'avait oublié! Il n'y avait plus de cheval disponible pour moi. Il réfléchit quelques minutes, et finit par me dire:
"Tenez; prenez cette bride , cette longe, cette selle, ce nécessaire de pansage et allez à la Jumenterie! Voyez là bas le Chef, et demandez lui de vous montrer où se trouve l'étalon!"
Je pris donc tout le nécessaire sur moi, comme je pouvais, et partait dans la direction indiquée lorsque mon Chef me rappela: "N'oubliez pas de prendre la brouette et....l'escabeau!!"
Pour la brouette cela m'arrangeait drôlement vu que la Jumenterie se trouvait à plus de 500 mètres, mais pour l'escabeau, je ne voyait pas trop son utilité! J'obtempérais tout de même, et prenais tout le matériel "soit disant" nécessaire.
Je n'étais pas encore arrivé sur les lieux, que je vis le Lad, responsable de la jumenterie, rigoler en me voyant venir vers lui. Bien entendu, il avait deviné je ne savais pas quoi encore, mais il m'indiqua immédiatement l'endroit où je trouverais ce fameux étalon.
Et là, je n'en cru pas mes yeux! Ce cheval faisait au moins deux fois ma hauteur!
Voilà donc la raison de l'escabeau!! En fait, j'étais la victime d'un genre de Bizutage en bonne et due forme.
Finalement tout celà c'est très bien terminé, ce cheval était brave comme tout.
Voilà pour "la petite histoire" que j'ai gardé en mémoire et que je garderai pour toujours, c'est certain!
Bref, je m'étais donc rebiffé contre cet apprentissage qui me déplaisait fortement.
C'est alors que j'arrivais sur ma 18ème année. Et la question du Service National arriva. Dans quelle arme allais je demander mon incorporation? Bien entendu, comme beaucoup de jeunes, d'enfants, les militaires auxquels on pense en premier sont soit les Pompiers soit les Gendarmes! Et j'ai choisis la Gendarmerie, et qui plus est, en service volontaire long!
Pour ceux qui connaitraient ces lieux, J'ai fait mes classes en Avril 1985 (donc contingent 85/04) à Tulles en Corrèze (Casernes Marbot & Labache), ensuite j'ai effectué un renfort brigade d'été à Hossegor (Landes) et ai terminé mon SN au Groupement de Gendarmes Auxiliaires de Melun (Seine et Marne).
Contradictoirement avec les règles strictes du Haras du Pin, j'ai bien aimé le milieu de la Gendarmerie; Ceci dit, l'armée m'a tout de même permis de "devenir un homme" (comme on disait autrefois). C'est vrai que l'Armée avait le Don de remmettre les jeunes à leur place, et de leur faire comprendre ce qu'était la vie.
Voilà pour une époque de ma vie, principalement tournée vers les chevaux!
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3. nounouk Le 02/03/2010 à 18:12
2. odile Le 02/03/2010 à 17:56
1. tortuga Le 11/10/2009 à 21:48
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