Les Apaches sont les membres de tribus indiennes d'Amérique du Nord vivant dans le sud-ouest des États-Unis et partageant la même langue. Les Navajos parlent une langue très proche. Nomades et chasseurs, farouches guerriers attaquant les peuples cultivateurs et s'opposant plus tard aux colons espagnols, puis aux Mexicains et aux colons européens, ils furent finalement vaincus et décimés par ces derniers à la fin du xixe siècle et leurs quelques descendants vivent aujourd'hui dans des réserves. Lorsqu'ils dansaient, les Apaches revêtaient des costumes symbolisant les esprits de la montagne. Cherchant à guérir les malades en éloignant le mauvais sort, ils se paraient de peintures corporelles, de jupes, de masques aux couleurs sombres. Les Apaches croyaient en de nombreux hôtes surnaturels mais surtout en une divinité suprême nommée Yasun. Leurs chefs les plus célèbres étaient Cochise et Geronimo.
Les Arapahos (également appelés Arapahoes ou Gens de Vache en français) sont une tribu amérindienne qui vivait à l'époque de la colonisation européenne dans les plaines de l'est du Colorado et du Wyoming. Ils étaient de proches alliés des Cheyennes et généralement des Sioux. Ils formaient avec les Cheyennes une enclave de langue algonquine dans l'Ouest. Les Arapahos du Nord habitent aujourd'hui sur la réserve de Wind River au nord de Lander (Wyoming). Il semblerait que les Arapahos habitaient dans le Minnesota et le Dakota du Nord avant l'arrivée des Européens. L'expansion de ces derniers les aurait poussés vers l'ouest dans le Colorado, le Wyoming et le Kansas. Lorsque les États-Unis ont placé la plupart des Indiens dans des réserves, un groupe d'Arapahos a été envoyé en Oklahoma. Ils partageaient la réserve avec les Cheyennes et les cultures cheyenne et arapaho ont évolué conjointement. Les Arapahos vivaient dans des tipis en peau de bison. Avant d'être envoyés dans les réserves, ils migraient souvent à l'instar des troupeaux de bisons ; ils avaient donc conçu leurs tipis de manière à les transporter facilement. On a affirmé qu'un village entier pouvait plier bagage en seulement une heure. À l'origine, ils utilisaient des chiens pour tirer des traîneaux portant leurs biens. Lorsque les Arapahos découvrirent les chevaux des Européens, ils réalisèrent qu'ils pourraient voyager plus vite et plus loin en remplaçant leurs chiens par des chevaux. Plus tard, ils devinrent de grands commerçants en vendant des fourrures aux autres tribus et aux non-Indiens. Beaucoup pensent que le nom Arapaho vient du mot Pawnee signifiant commerçants. Les enfants pêchaient et chassaient souvent avec leurs pères pour se divertir. Alors qu'ils avaient beaucoup plus de corvées que les Arapahos actuels, ils avaient encore le temps de pratiquer de nombreux jeux. Un de ces jeux consistait en un cerceau doté d'un filet et d'un bâton qu'il fallait lancer au centre du filet. On notera la similude avec le jeu de fléchettes. De nos jours, certains Arapahos se sont lancés dans les jeux de hasard et l'industrie des casinos. Certains possèdent leur propre casino ; on citera particulièrement le Arapaho Casino situé dans le Wyoming.
Les Pieds-Noirs pratiquaient traditionnellement le nomadisme, se déplaçant en permanence d'un bout à l'autre de leur territoire, vivant principalement de la cueillette et de la chasse, en particulier de la chasse au bison. Ils étaient également des guerriers redoutés. Leur territoire recouvrait le sud de l'Alberta et le nord du Montana actuels, s'étendant de la rivière Saskatchewan-nord en Alberta jusqu'à la rivière Yellowstone au Montana, et depuis les contreforts des Montagnes Rocheuses jusqu'aux Collines Cyprès (Cypress Hills), à la frontière de l'Alberta et de la Saskatchewan. L'unité sociale de base des Pieds-Noirs était la bande, qui variait de 10 à 30 foyers, soit environ 80 à 240 personnes. La taille du groupe était suffisamment grande pour lui permettre de se défendre contre les attaques et pour chasser collectivement, mais aussi suffisamment petite pour faire preuve de souplesse. Chaque bande était constituée d'un chef respecté et de sa proche famille, mais également d'autres personnes n'appartenant pas à sa famille. En effet, une bande étant surtout définie par son lieu de résidence, la parenté était accessoire, et un individu pouvait librement la quitter pour en rejoindre une autre. Ainsi, lorsqu'une bande faisait face à des temps difficiles, ses membres pouvaient se séparer et rejoindre d'autres bandes. En pratique, les bandes se formaient et se dispersaient en permanence. Cette organisation très flexible était idéale chez un peuple de chasseurs. Les Pieds-Noirs ne pratiquaient pas l'agriculture, et leur vie était étroitement dépendante des bisons d'Amérique du Nord, qui servaient de base à leur nourriture et à leur habillement. Pendant le long hiver du nord qui durait environ la moitié de l'année, les Pieds-Noirs installaient leurs campements à proximité d'une vallée boisée, ne se déplaçant que lorsque la nourriture (pour les hommes et pour les chevaux) ou le bois pour le feu faisaient défaut. Lorsque bois et gibier étaient disponibles en quantité, plusieurs bandes pouvaient partager le même campement. Durant cette période, les bisons hivernaient dans les régions boisées; ils y trouvaient une certaine protection contre les tempêtes et la neige qui, en entravant leurs mouvements, en faisaient des proies faciles. Le printemps revenu, les bisons se dirigeaient vers les prairies pour y brouter l'herbe nouvelle. Les Pieds-Noirs ne les suivaient pas immédiatement, par peur des blizzards tardifs, mais, lorsque les ressources s'épuisaient, les bandes se séparaient et reprenaient leur vie nomade de chasseurs de bisons. Couteaux Au milieu de l'été, lorsque les baies d'amélanchier (saskatoon), important ingrédient dans la fabrication du pemmican, arrivaient à maturité, la tribu se regroupait pour sa plus importante cérémonie tribale, la danse du soleil. C'était la seule occasion dans l'année où la tribu tout entière pouvait se rassembler, renforçant ainsi à la fois les liens sociaux entre les différents groupes, et l'identité tribale de chacun des individus. Des chasses collectives au bison étaient menées à cette occasion, fournissant à la fois la nourriture de base et les langues de bison, mets particulièrement délicat, pour les cérémonies. Après la danse du soleil, les diverses bandes de la tribu reprenaient à nouveau leur vie nomade. À l'automne, les populations, tout en se dirigeant peu à peu vers leurs emplacements d'hivernage, préparaient leur grande chasse aux bisons. Celle-ci demandait la collaboration de nombreux individus, et s'effectuait dans des sites bien choisis, tel le Précipice à bisons Head-Smashed-In. Les bisons, qui se déplaçaient au fur et à mesure du dessèchement progressif des herbages en fin d'été, finissaient par atteindre naturellement des lieux de pâturage proches du site de chasse. Les Pieds-Noirs les tuaient alors en grandes quantités, et préparaient ainsi leurs provisions de viande séchée et de pemmican pour l'hiver et les périodes où le gibier faisait défaut. À la fin de l'automne, les Pieds-Noirs rejoignaient leurs campements d'hiver. Les Pieds-Noirs ont conservé leur mode de vie traditionnel basé sur la chasse au bison jusqu'à la quasi extinction de ce dernier vers 1881, qui les a forcés à s'adapter aux changements provoqués par l'installation des colons européens sur leurs territoires ancestraux. Aux États-Unis, ils furent d'abord cantonnés aux territoires qu'on leur assigna par le Traité de Fort Laramie en 1851, puis on leur attribua une réserve distincte par le Traité de Sweetgrass en 1887. En 1877, les Pieds-Noirs du Canada signèrent le Traité n° 7, et s'installèrent dans des réserves au sud de l'Alberta. Commença alors pour les Pieds-Noirs une période particulièrement difficile, pendant laquelle ils durent s'adapter à un mode de vie entièrement différent, tout en étant confrontés à des maladies nouvelles que leur peuple n'avait encore pas connues. Ils finirent cependant par établir une économie viable basée sur l'agriculture, l'élevage et l'industrie légère, et leur population s'accrut de nouveau, pour atteindre aujourd'hui environ 16 000 personnes au Canada et 15 000 aux États-Unis. Grâce à leur nouvelle stabilité économique, les Pieds-Noirs sont parvenus à adapter leur culture et leurs traditions à leur situation nouvelle, renouant ainsi les liens qui les unissent à leurs racines ancestrales.
Les Tchérokîs, Chérokîs ou Cherokees (ah-ni-yv-wi-ya dans la langue cherokee) d’après l’orthographe anglaise sont un peuple d’Amérique du Nord qui habitait dans l’est et le sud-est des États-Unis avant d’être forcé à se déplacer sur le plateau d’Ozark. Ils faisaient partie de l’organisation dite des Cinq tribus civilisées. Les ethnologues estiment qu’il existe aujourd’hui entre 5 et 7 millions de personnes descendant des Cherokee. Actuellement, les principales communautés sont la Nation Cherokee, l’United Keetoowah Band of Cherokee Indians (Oklahoma) et l’Eastern Band of Cherokee Indians (Caroline du Nord). La tribu est également représentée en Géorgie, en Alabama, en Arkansas, dans le Missouri et dans le Tennessee. Pour certains, le cœur spirituel de la nation est la Keetoowah Nighthawk Society. Le nom Cherokee vient de Tsalagi, le nom des Cherokee dans la langue des Creek, et également le nom qu’ils utilisaient eux-mêmes le plus souvent. Tsalagi se prononçait Cha-ra-gi dans un dialecte aujourd’hui disparu. Il s’est ensuite transformé au cours du temps jusqu’à devenir Cherokee. À l’origine, les Cherokee se nommaient Aniyunwiya.
Les Cheyennes sont une nation amérindienne des Grandes Plaines, proches alliés des Arapahos et généralement alliés des Lakotas (Sioux). Ils sont l'une des plus célèbres et importantes tribus des Plaines. Dans leur langue maternelle, ils se nomment « Tsitsistas ». La nation Cheyenne est composée de l'union de deux tribus, les Tsitsistas et les Sotaae'o. Elle incluait dix bandes, dont les territoires s'étendaient sur l'ensemble des Grandes Plaines, du sud du Colorado aux Black Hills dans le Dakota du Sud. Au début du XIXe siècle, la tribu s'est séparée en deux groupes : celui du sud restant près du fleuve Platte et celui du nord vivant près des Black Hills à proximité des tribus Lakotas. Les Cheyennes du Montana et de l'Oklahoma parlaient tous deux la langue cheyenne, avec seulement quelques éléments de vocabulaire différenciant les deux groupes. La langue cheyenne est une langue tonale faisant partie du grand groupe des langues algonquiennes.
Les Chickasaws sont une tribu amérindienne habitant dans le sud-est des États-Unis. Leur origine est indéterminée. Quand les Européens les ont rencontrés, ils vivaient dans des villages de ce qui est actuellement le Mississippi, le Tennessee occidental, et aussi en plus petit nombre en Caroline du Sud. Mais les Chickasaws étaient probablement eux-mêmes des immigrants dans ces contrées et ils n'étaient peut-être pas des descendants des Indiens de la culture du Mississippi préhistorique.
Des communautés existaient en Caroline du Sud, en Caroline du Nord et dans le Mississippi.
Fiers guerriers, les Chickasaws avaient une réputation de grande bravoure au combat. Leur culture guerrière a été comparée à celle des Spartiates. Les premiers contacts des Européens avec les Chickasaws remontent à 1540, quand les conquistadors espagnols d' Hernando De Soto les ont rencontrés. Après plusieurs désagréments, les Chickasaws ont attaqué l'expédition de De Soto et les Espagnols ont dû fuir.
Les Chickasaws ont commencé à commercer avec les Britanniques après la fondation de la colonie de la province de Caroline en 1670. Avec des armes fournies par les anglais, les Chickasaws ont attaqué leurs ennemis les Choctaws, dont ils étaient proches parents. Ils vendaient les Choctaws après les avoir réduits en esclavage. Les Choctaws ont pu cesser cette pratique lorsque les Français leur ont vendu des armes. Les Chickasaws ont souvent combattu les Français et les Choctaws au 18e siècle par exemple à la bataille d'Ackia le 26 mai 1736, jusqu'à ce que les Français abandonnent leurs visées sur la région après la Guerre de Sept Ans.
La branche orientale de la tribu, dans les Carolines, était prise en tenaille entre leur pire ennemi, les Creeks, le long de la Savannah River, et les colons européens le long de la côte. La majorité de la tribu fut déportée dans les Territoires Indiens (aujourd'hui dans la région d'Ada en Oklahoma) dans les années 1830, avec les Cinq tribus civilisées. Ce déplacement forcé, légalisé par l'Indian Removal Act, a été nommé la Piste des Larmes. Pendant la Guerre de Sécession, la nation Chickasaw était alliée avec le Sud et ce fut la dernière communauté confédérée à se rendre. La capitale de la nation Chickasaw (1855-1907) était Tishomingo, dans l'Oklahoma. Le reste des Chickasaws de Caroline du Sud a réorganisé un gouvernement tribal, et a amorcé une procédure jusqu'à obtenir une reconnaissance par l'État à l'été 2005. Ces Chickasaws ont établi leur quartier général tribal à Indiantown en Caroline du Sud.
Le premier contact direct attesté entre les Choctaw et un Européen a eu lieu avec Pierre Le Moyne d'Iberville en 1699. Des contacts s'étaient sans aucun doute produits auparavant, au moins indirectement, entre les Choctaw et les colons du Royaume de Grande-Bretagne par l'intermédiaire d'autres tribus dont les Creek. Le commerce illégal de fourrure a pu favoriser ces contacts officieux. Malheureusement, la connaissance archéologique de cette période entre 1567 et 1699 est incomplète. Mais on constate des similitudes dans la coloration des poteries et les pratiques funéraires qui suggèrent le scénario suivant pour l'apparition d'une culture Choctaw distincte : la région des Choctaw (généralement située entre les bluffs de Natchez au sud et le bassin de Yazoo au nord) a été lentement occupée par un peuple d'urnes funéraires de la région de Bottle Creek dans le delta de Mobile, avec quelques restes du clan de Moundville qui s'était effondré quelques années avant. Faisant face à une grave crise de population, ils se sont sauvés vers l'ouest, où ils se sont mélangés avec les Plaquemine et un « peuple de la prairie » vivant à proximité. On ne sait pas exactement quand cela s'est produit, mais en l'espace de plusieurs générations, une nouvelle culture était née (avec cependant un fort arrière plan du Mississippi). Pendant la guerre révolutionnaire américaine, les Choctaws ont hésité entre un soutien à la Grande-Bretagne et à l'Espagne (qui a déclaré la guerre avec la Grande-Bretagne en 1779) mais la majorité des Choctaws a soutenu la Grande-Bretagne. Durant la guerre de 1812, sous la conduite de leur chef Pushmataha qui fut nommé alors nommé général, ils se sont rallié à la cause des États-Unis contre l'empire britannique. Quelques scouts Choctaw ont servi avec le Général de l'US Army Wayne lors de la guerre indienne du nord-ouest. Pendant la Guerre de Sécession, les Choctaws ont combattu avec les États confédérés d'Amérique. La politique indienne de George Washington visait à "civiliser " les Indiens. Il estimait que les Indiens étaient égaux mais que leur société était inférieure. Le plan en 6 points incluait : une justice impartiale envers les Indiens, un achat régulier des terres indiennes, un développement du commerce avec les Indiens, une promotion des expériences se donnant pour but de civiliser les Indiens, un octroi au Président de "l'autorité de leur faire des cadeaux", des punitions appropriées pour ceux qui violaient les droits des Indiens. Au dix-neuvième siècle, les Choctaws formaient une des « Cinq tribus civilisées, » ainsi dénommées car elles avaient intégré un certain nombre de « pratiques » culturelles et technologiques des Européens. Les Choctaws sont célèbres pour la grande générosité qu'ils ont manifesté en fournissant des vivres pendant la famine irlandaise.
Les Crows, également appelés Corbeaux, Absaroka ou Absáalooke, sont une tribu amérindienne qui vivait historiquement dans la vallée du fleuve Yellowstone, et qui ont été déplacés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique dans une réserve au sud de Billings (Montana). Le centre politique des Crows est situé à Crow Agency (Montana). La tribu accueille tous les ans un grand rassemblement mêlant pow-wow, rodéo et parade ; c'est la Crow Fair qui se tient chaque année à Crow Agency (en 2006 du 17 au 21 août). La réserve des indiens Crow dans le sud et le centre de l'État du Montana est une grande réserve de plus de 7 300 km². Elle est surtout située dans les Comtés de Big Horn et de Yellowstone Counties avec aussi des terres concédées dans les Comtés de Rosebud, Carbon et Treasure. Sa frontière orientale est sur le 107e méridien de Greenwich, sauf le long de la frontière avec la réserve septentrionale des Indiens Cheyennes : en effet la délimitation de la frontière entre les deux réserves indiennes est ancienne et imprécise. La frontière méridionale part du 107e méridien à l'ouest jusqu'à la rive orientale de la rivière Big Horn. La langue crow fait partie des langues sioux de la vallée du Missouri. Les Crows habitaient dans des tipis faits de peaux de bisons et de piquets de bois. À l'intérieur, ils disposaient des matelas le long des bords de leurs abris, et un feu au centre, dont la fumée s'échappait par un trou en haut du tipi. L'habillement des Crows dépendait du sexe. Les femmes s'habillaient simplement, car elle passaient la majeure partie du temps à proximité du tipi. Elles portaient des robes faites de peaux de mouton ou de cerf, ornées de dents d'élan. Elles mettaient des jambières et des mocassins. Les femmes crows portaient les cheveux courts, contrairement aux hommes. Les hommes portaient la chemise, des jambières tenues par une ceinture, une robe, et des mocassins. Leurs cheveux étaient longs, et parfois mis en valeur par des accessoires.
Les Comanches se sont distingués comme un groupe distinct peu avant 1700, lorsqu'ils se sont détachés des Shoshones vivant le long de la partie supérieure de la Platte River au Wyoming. Ceci coïncide avec leur acquisition du cheval, qui leur a permis une plus grande mobilité dans leur recherche de meilleurs terrains de chasse. Leur migration originale les a menés vers les plaines centrales, d'où ils se déplacèrent vers le sud sur un territoire s'étendant de l'Arkansas River au centre du Texas. Pendant ce temps, leur population augmenta de manière importante grâce à l'abondance de bisons, une affluence de migrants shoshones, et l'adoption d'un nombre significatif de femmes et d'enfants faits prisonniers dans les groupes rivaux. Néanmoins, les Comanches n'ont jamais formé une entité tribale unie, et étaient divisés en une douzaine de groupes autonomes, qui partageaient les mêmes langue et culture, mais qui pourraient s'être battus entre eux aussi souvent qu'ils ont coopéré. Ces groupes étaient très souples, et se sont souvent unis et séparés, selon les circonstances.
Les Hopi font partie du groupe des Indiens Pueblos d'Amérique du Nord, voisins des Apaches, des Navajos, des Papagos, et des Zuñis, Les Hopis vivent dans le nord est de l'Arizona une région très aride. Cependant leurs cultures étaient adaptées à cet environnement désertique, par exemple le maïs était semé dans des trous profonds afin que les racines puisent l'humidité du sol. En février, ils célébraient la danse du Haricot. Durant 16 jours, les danseurs masqués priaient les esprits katchinas de la pluie pour avoir de bonnes récoltes. Les enfants apprenaient à connaître leur religion. On recensait 7494 Hopis répartis en 7 pays en 1775
Lors de son deuxième voyage en Amérique du Nord, en 1535-1536, l'explorateur Jacques Cartier a vu plusieurs villages iroquoiens sur la rive nord du fleuve dans les environs de la ville moderne de Québec, dont les villages de Stadaconé et d'Hochelaga, ce dernier à l'emplacement de l'actuelle Montréal. Les traces d'autres villages contemporains ont été découvertes par des archéologues à l'Ouest, près de l'exutoire du lac Ontario. Les Iroquoiens du Saint-Laurent vivaient dans des villages localisés à quelques kilomètres des berges du fleuve. Une palissade de bois protégeait chaque village dont la population pouvait atteindre 2 000 personnes. Jacques Cartier a observé des maisons longues à Hochelaga, mais il ne nous a laissé aucune description des habitations des autres villages iroquoiens dans les environs de Québec.
Au moment de l'arrivée de Samuel de Champlain et de l'établissement de la ville de Québec en 1608, il n'y avait plus aucune trace des Iroquoiens du Saint-Laurent rencontrés par Cartier quelque 75 ans auparavant. Leur disparition a donné naissance à plusieurs hypothèses : une guerre avec les Iroquois ou les Hurons, l'impact des maladies contagieuses du Vieux Monde ou leur migration vers la région des Grands Lacs.
Les indices archéologiques suggèrent fortement qu'il y a eu des guerres avec les tribus iroquoises et huronnes dans le but de contrôler les routes commerciales avec les Européens. Au milieu du XVIe siècle, la vallée du Saint-Laurent était probablement devenue une zone convoitée et les Iroquoiens du Saint-Laurent en ont payé le prix. Des indices laissent croire que des survivants auraient trouvé refuge chez les Hurons, les Mohawk et les Algonquins.
Au moment de l'arrivée de Samuel de Champlain, les Algonquins et les Iroquois pratiquaient la chasse et la pêche dans la vallée du Saint-Laurent, mais ni l'une ni l'autre tribu n'avait établi de villages permanents dans la vallée. La localisation exacte du village de Hochelaga demeure, par ailleurs, inconnue.
Les Iroquoiens du Saint-Laurent parlaient probablement plusieurs dialectes. Leur langue, souvent appelée le Laurentien par les linguistes, fait partie de la famille des langues iroquoiennes qui comprend notamment le Mohawk, le Huron et le Cherokee. Étant donné notre connaissance limitée de la langue des Iroquoiens du Saint-Laurent, connaissance qui se résume à une liste de 200 mots dressée par Jacques Cartier lors de ses premiers voyages, il est bien possible que les Iroquoiens de la vallée du Saint-Laurent, dont le territoire s'étendait sur près de 600 km, parlaient plusieurs langues distinctes.
Un mot de la langue des Iroquoiens du Saint-Laurent est toujours en usage: le mot "canada", qui signifiait village dans la langue des habitants de Stadaconé. Jacques Cartier écrivait dans le récit de son deuxième voyage qu'ils appellent une ville canada". Cartier employait aussi le nom Canada pour désigner les régions autour du village de Stadaconé ainsi que le fleuve, la "rivière de Canada". Par ailleurs, les langues Mohawk et Oneida ont toutes les deux un mot très semblable signifiant village. En Mohawk moderne, on écrit kaná:da.
Les Kiowas sont une nation amérindienne qui vivait essentiellement dans les plaines de l'ouest du Texas, de l'Oklahoma et de l'est du Nouveau-Mexique à l'époque de l'arrivée des Européens. De nos jours, la Nation Kiowa est une tribu officiellement reconnue, comptant environ 6 000 membres habitant dans le sud-ouest de l'Oklahoma (1989). Les Kiowas sont originaires du bassin septentrional de la Rivière Missouri. Ils migrèrent vers le sud dans les Black Hills vers 1650 sur le même territoire que les Crows. Poussés vers le sud par les envahisseurs cheyennes et sioux, eux-même poussés hors de leurs terres de la région des Grands Lacs par les tribus ojibwe, les Kiowas migrèrent dans le bassin de la rivière Platte jusqu'à l'aire de la rivière Arkansas. Là, il affrontèrent les Comanches, qui occupaient l'endroit. Vers 1790, les deux groupes s'accordèrent sur le partage de la région. À partir de ce moment, les deux peuples furent très liés : ils chassaient, voyageaient et faisaient la guerre ensemble. Les Apaches des Plaines (également appelés Kiowa-Apaches) se joignirent également aux Kiowas à cette époque. Les Kiowas vivaient comme la plupart des tribus des Plaines. Pour la plupart nomades, ils vivaient de la chasse au bison et de la cueillette, habitaient dans des tipis, et dépendaient de leurs chevaux pour la chasse et la guerre. Les Kiowas étaient célèbres pour leurs raids longue distance jusqu'au Canada au nord et au Mexique au sud. Après 1840, les Kiowas s'allièrent avec leurs anciens ennemis, les Cheyennes, ainsi qu'avec les Comanches et les Apaches, pour lutter contre les tribus originaires de l'est forcées à s'installer dans les Territoires Indiens. L'armée américaine intervint, et les Kiowas durent accepter de s'installer sur une réserve au sud-ouest de l'Oklahoma (Traité de Medicine Lodge), 1867). Quelques bandes de Kiowas refusèrent de s'y établir avant 1875. Le 6 août 1901, le territoire kiowa en Oklahoma fut ouvert à l'installation des Blancs, démantelant de fait la réserve. Chaque foyer kiowa reçut 80 acres (320 000 m²). Les seules terres appartenant encore aujourd'hui à la tribu sont les parcelles éparpillées louées aux colons comme champs de pâturage avant que la réserve ne soit ouverte à leur établissement.
Les Lenapes, appelés aussi Delawares par les émigrants, sont un peuple amérindien, organisé en clans, originaire de la rive du fleuve de Delaware, de l'Hudson et de Long Island Sound. Le peuple avait trois branches les Munsee, les Unami et les Unalachtigo. Les Lenapes, au moins ceux du New-Jersey avaient une curieuse pratique matrimoniale : un jeune homme ne pouvait épouser qu'une femme âgée et une jeune fille qu'un veillard. L'intérêt de cette pratique serait de permettre aux vieilles personnes d'assurer leurs vieux jours tout en transmettant leur expérience aux générations suivantes. Sur la côte atlantique, vers Sandy Hook, par exemple, ce peuple pratiquait le ramassage à grande échelle des huîtres qui y croissent spontanément. Ces huîtres étaient fumées l'été pour être consommées l'hiver.
Les Lumbee sont un groupe ethnique du sud-est de la Caroline du Nord. Ils sont aujourd'hui plus de 50 000. Ils se considèrent comme une tribu, même si certains considèrent qu'ils mêlent des origines amérindiennes, noires et blanches. Ils sont similaires en cela à des groupes tels que les Melungeons des Appalaches ou les Redbones du sud-est et Louisiane. Une tradition locale raconte que la tribu compte des descendants de la Colonie Perdue de Roanoke qui s'allia avec les Amérindiens locaux, mais c'est peu crédible.
Pendant la Guerre civile, Henry Berry Lowrie mena une troupe de hors la loi qui commit nombre de vols et de meurtres. Il devint un héros du folklore dont l'histoire est racontée dans une pièce intitulée Strike at the Wind.
Les Lumbee ne sont pas reconnus en tant que tribu par le gouvernement fédéral, même s'ils sont reconnus au niveau de l'État.
Le 18 janvier 1958, un groupe de Lumbee armés expulsa environ 5 000 membres et sympathisants du Ku Klux Klan menés par Catfish Cole de la ville de Maxton (Bataille de Hayes Pond).
Les 56 000 membres de la tribu résident principalement dans les comtés de Robeson, Hoke et Scotland. Les Lumbee sont la tribu la plus importante de Caroline du Nord, la plus importante à l'est du Mississippi et la neuvième plus importante du pays. Ils tiennent leur nom de la rivière Lumber (ou Lumbee) qui serpente à travers le comté de Robeson. Pembroke est le centre économique, culturel et politique de la tribu.
Les théories actuelles affirment que les ancêtres des Lumbee étaient soit les Tuscarora soit les Cheraw et des Amérindiens apparentés de langue sioux, qui vivaient depuis les années 1700 dans ce qui est devenu le comté de Robeson. Pourtant, ces théories n'ont pas été démontrées. Dans des documents datant d'avant la guerre civile, les ancêtres des Lumbee sont identifiés comme blancs, noirs, mulâtres ou de couleur. Dans le comté de Robeson, ils n'ont jamais été identifiés en tant qu'Amérindiens avant la fin de la guerre civile.
Le peuple lumbee fut reconnu par l'État de Caroline du Nord en 1885, et mis en place un système éducatif distinct pour les membres de la tribu. En 1887, l'état créa la Croatan Normal Indian School, devenue depuis University of North Carolina at Pembroke. En 1956, le Congrès reconnut les Lumbee en tant qu'Indiens, mais leur refusa les avantages sociaux accordés aux tribus indiennes. Une reconnaissance totale est actuellement recherchée.
Peuple amérindien d'Amérique du Nord, étroitement apparenté aux Klamath, avec qui ils forment une famille linguistique indépendante. Les Modoc occupaient autrefois un territoire situé, dans les États-Unis actuels, entre le sud-ouest de l'Oregon et le nord de la Californie. Ils avaient à l'origine une économie fondée sur les graines de nénuphars comme nourriture de base, et sur la chasse et la pêche. La vannerie était très développée, et ils fabriquaient des paniers, des berceaux et des nattes à l'aide de roseaux de scirpe. Ils habitaient l'hiver dans des cabanes de rondins et de terre, construites de façon à être partiellement souterraines, et vivaient l'été dans des huttes de branchages ou de roseaux appelées wickiups. Les Modoc résistèrent à l'invasion d'origine européenne en Californie mais, vers 1864, ils n'étaient plus que deux cent cinquante. Par la suite, ils s'installèrent dans l'ancienne réserve klamath dans le sud de l'Oregon, et cédèrent leurs terres au gouvernement américain. En 1870, le chef Kintpuash, connu sous le nom de Captain Jack, ramena une partie de son peuple en Californie. Lorsque les Modoc refusèrent de retourner à la réserve, éclata la guerre Modoc de 1872-1873. En 1873, Captain Jack se rendit et fut pendu. Un certain nombre des rebelles furent renvoyés dans la réserve klamath, et ceux qui restaient furent envoyés dans la réserve quapaw, en Oklahoma. La réserve klamath fut démantelée en 1963, et les Amérindiens de la réserve quapaw fusionnèrent avec d'autres peuples.
Le peuple amérindien Mohave vit en Californie et en Arizona. Ils se nomment eux-mêmes Pipa a'ha macave, qui signifie à peu près "Le peuple qui vit près de l'eau".
Les Navajos entrèrent en conflit avec les colons espagnols et les Mexicains au XVIIIe et au début du xixe siècle. Leurs contacts avec les Espagnols furent limités mais importants ; ces derniers introduisirent les chevaux, les moutons et les chèvres, qui devinrent des éléments vitaux de l'économie navajo. En 1846, les Navajos conclurent un premier traité avec le gouvernement des États-Unis, mais des accrochages avec les troupes états-uniennes entraînèrent des hostilités en 1849 et des combats répétés jusqu'en 1863. Cette année-là, les forces états-uniennes, dirigées par Kit Carson, lancèrent une vaste campagne contre les Navajos, et firent prisonniers 8 000 d'entre eux. Ces Amérindiens furent envoyés à pied dans la réserve de Fort Sumner, au Nouveau-Mexique. Cette déportation est connue dans l'histoire navajo comme la « longue marche ». Dans cette réserve, les Navajos eurent à souffrir cruellement d'épidémies et de famines dues aux mauvaises récoltes, et furent attaqués par d'autres tribus. Un nouveau traité fut signé en 1868, autorisant les survivants à rejoindre une réserve aménagée sur leur ancien territoire, et leur attribuant des moutons et des bovins. En retour, ils acceptèrent de vivre en paix avec les colons états-uniens. En 1884, la réserve fut agrandie pour pouvoir accueillir leurs troupeaux qui se développaient À la fin du xixe siècle, les Navajos prospéraient, la population avait doublé, et des terres supplémentaires furent encore annexées à la réserve. Comme il s'agissait généralement de terres pauvres, les étrangers firent peu de tentatives pour envahir la réserve. De sérieux problèmes d'érosion du sol et de pâturage intensif dus au développement considérable du cheptel poussèrent le gouvernement américain à imposer aux Navajos un plan de réduction du bétail. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, bon nombre d'entre eux quittèrent la réserve pour servir dans l'armée ou pour travailler dans les villes à des activités liées à la guerre. Les Navajos tirent aussi profit du tourisme: mise en place de sociétés d'excursions (visites guidées, randonnées à pied ou à cheval, 4x4), exploitation de restaurants, d'hôtels et de bed & breakfast (notamment d'hogan), création et commerce d'artisanat navajo (bijoux, poteries, tapis, souvenirs).Leur "capitale" est Window Rock, la fête de la nation navajo a lieu pendant 5 jours à partir du premier week-end de septembre. Pendant cinq jours, tradition et modernisme se mêlent dans un cocktail de danses, de chants, de parades et de rodéos.
Les Ojibwés, Ojiboués ou Anishinaabes sont la plus grande nation amérindienne en Amérique du Nord, en incluant les Métis. C'est le troisième groupe en importance aux États-Unis, derrière les Cherokees et les Navajos. Leur nombre est réparti de façon sensiblement égale entre les États-Unis et le Canada. De par leur première localisation, à Sault-Sainte-Marie, sur les bords du Lac Supérieur, ils furent d'abord nommés Saulteux (parfois Saulteaux) par les explorateurs français. Aujourd'hui, ce nom désigne les Ojibwés qui se sont par la suite installés dans les Prairies au Canada. Les Ojibwés, dont beaucoup parlent encore la langue Ojibwé, qui appartient au groupe linguistique algonquien, sont liés aux Outaouais et aux Cris. Principalement composés d'Anishinaabes, ils sont plus de 100 000 à vivre dans une région qui s'étend au nord, du Michigan au Montana. En outre, 76 000 membres répartis en 125 bandes, vivent au Canada, de l'ouest du Québec à l'est de la Colombie-Britannique. Ils sont réputés pour leurs canoës à membrure de bouleau, leurs rouleaux scripturaux d'écorce de bouleau1, leur riz sauvage et pour avoir été la seule Nation à avoir vaincu les Sioux
La tribu des Osages est une tribu d'Amérindiens vivant aux États-Unis, principalement dans le comté d'Osage en Oklahoma. En langue Osage, les Osages s'appellent eux-même «Wazházhe» ce qui signifie «enfants de l'eau du milieu». Le nom Osage serait une déformation d'origine française due aux trappeurs et coureurs des bois français et Canadiens-français parcourant ces territoires de la Louisiane française et de la Nouvelle-France. Cette tribu amérindienne a donné son nom à l'arbre dont elle se servait pour faire des peintures ou des arcs : l'Oranger des Osages. La rivière Osage rappelle que cet affluent du Mississippi, traverse le lieu historique de ce peuple amérindien dans l'État du Missouri.
Au xviiie siècle, ils étaient les alliés des Français, et jouèrent un rôle important dans la limitation de l'expansion espagnole, en les battant de façon décisive en 1720. Au xixe siècle, des épidémies menacèrent la survie de ce peuple, tant et si bien qu'on ne dénombrait plus que 600 individus en 1900. En 2005, elle compte environ 2 500 personnes. Les Pawnees étaient divisés en 4 bandes distinctes: les Chaui, les Kitkehahki, les Pitahauerat et les Skidi.
Les Powhatans sont une confédération de tribus amérindiennes d’Amérique du Nord parlant l’algonquin ayant vécu dans l’actuelle Virginie. Elle aurait eu ses premiers rapports continus avec des européens puisque que c'est là que fut installée la première colonie permanente d’Angleterre : Jamestown. Suite à des révoltes, la confédération fut dispersée en 1644. Cependant, des descendants des tribus ayant fait partie de cette confédération existent toujours en Virginie : les Pamunkey, Mattaponi et Chickahominy. Leur langue n’est plus parlée depuis le XIXe siècle. Ils sont reconnus comme indiens au niveau fédéral et seraient à l’heure actuelle (2006) plus de trois mille. La tribu fut dirigée par Powhatan puis Opchanacanough. Pocahontas serait issue de cette tribu.
Les Séminoles sont un peuple amérindien d'Amérique du Nord. Ils résident maintenant en Floride, État dont ils sont originaires, et en Oklahoma. La nation séminole a émergé au xviiie siècle ; elle était composée d'Indiens des actuels États de Géorgie, du Mississippi, de l'Alabama, et de Floride, le plus souvent issus de la nation Creek mais aussi d'Afro-américains fuyant l'esclavage de Géorgie (voir Séminoles noirs). Tandis qu'environ 3 000 Séminoles étaient déportés à l'ouest du fleuve Mississippi, y compris la nation séminole de l'Oklahoma, qui s'est enrichie de nouveaux membres au cours du voyage, de 300 à 500 Séminoles sont restés et ont combattu dans et autour des Everglades en Floride. 1.500 soldats des États-Unis sont morts dans une suite de trois guerres contre les Séminoles de Floride mais aucun traité formel de paix ne leur ayant été imposé ou même proposé, ils ne se sont jamais rendus au gouvernement des États-Unis. C'est pourquoi, les Séminoles de Floride se nomment eux-mêmes « le peuple invaincu » . Leur nom actuel est une déformation du mot Mvskoke (une langue Creek) simano-li, lui-même une adaptation de l'espagnol cimarrón, qui signifie « sauvage », « fuyard ». Aujourd'hui, les Séminoles ont la souveraineté sur leurs terres tribales ; leur économie est basée sur le tabac, le tourisme et le jeu. « Séminoles » est également le surnom des équipes sportives de l'Université de l'État de Floride.
Les Shawnee sont un peuple amérindien d'Amérique du Nord, dans l'Ohio, le Kentucky et la Pennsylvanie. Ils eurent des villages de l'Illinois à New York et aussi loin que dans l'État de Géorgie. La langue shawnee fait partie de la famille des langues algonquiennes et est étroitement rapprochée de mesquakie et kickapoo. Jadis, à l'époque de la Nouvelle-France, la transcription de leur nom en français était les "Chaouanons". Plusieurs centaines de Shawnees du Missouri quittèrent les États-Unis en 1815 et, avec quelques Shawnees du Delaware, établirent des colonies au Texas, alors contrôlé par l'Espagne. Ces traditionalistes avaient décidé de quitter les Grands Lacs pour échapper à l'assimilation et perpétuer leur autonomie. Toutefois cette tribu, qui fut nommée Absentee Shawnee, a été de nouveau expulsée en 1839, alors que le Texas avait gagné son indépendance trois ans plus tôt. Elle s'installa alors en Oklahoma, près de l'actuelle Shawnee et y a été rejointe en 1845 par les Shawnee du Kansas qui partageaient leurs visions et croyances traditionnelles. En 1817, les Shawnees de l'Ohio signèrent le Traité de Fort Meigs qui prévoyait la cession de leurs terres restantes en échange de trois réserves à Wapaughkonetta, Hog Creek (près d'Ada) et Lewistown (ici avec les Sénécas). Le Missouri rejoignit l'Union en 1821 et, après le Traité de Saint-Louis en 1825, les 1 400 Shawnees du Missouri ont été déportés de Cap-Girardeau au sud-est du Kansas, près de la rivière Neosho. En 1833, seulement la bande de Black Bob résista. Ils s'établirent au nord-est du Kansas près de Olathe et le long de la rivière Kaw près de Shawnee. Environ 200 des Shawnees de l'Ohio ont suivi le prophète Tenskwatawa et ont rejoint leurs frères et sœurs du Kansas en 1826, mais la majorité suivit Black Hoof, qui a combattu toutes les tentatives d'abandonner la patrie de l'Ohio. En 1831 le groupe Sénéca-Shawnee de Lewistown rejoignit les Territoires indiens (l'Oklahoma actuel). Après la mort de Black Hoof, les 400 Shawnees restant à Wapaughkonetta et Hog Creek abandonnent leur terre et se déplacent à la réserve Shawnee du Kansas. Pendant la Guerre de Sécession, le clan de Black Bob fuit le Kansas et rejoint les Absentee Shawnee en Oklahoma pour échapper à la guerre. Après la Guerre de Sécession, les Shawnees du Kansas furent à nouveau expulsés et se réfugièrent de nouve au en Oklahoma – les Shawnees de l'ancien groupe de Lewistown furent appelés Shawnees orientaux et les anciens Shawnees du Missouri sont devenus les Shawnees loyaux (en raison de leur allégeance à l'Union pendant la guerre). Le dernier groupe a été considéré comme faisant partie de la nation cherokee par les États-Unis parce qu'ils ont été également connus comme Cherokee Shawnee. Aujourd'hui la plus grande partie de la nation shawnee réside toujours en Oklahoma.
Le mot « Sioux » désigne soit un important groupe linguistique du centre et du sud-est de l'Amérique du Nord, lui-même subdivisé en deux sous-groupes, les Catobas aujourd'hui disparus et les Sioux (qui comportent eux-mêmes d'autres subdivisions), soit un mot d'origine Sauteux qui désigne des tribus Lakota, Nakota et Dakota culturellement très proches. Le mot « sioux » proviendrait de l'expression nadewisu qui, dans la langues des Sauteux, signifierait « perfides serpents », mais ce point est incertain et discuté. Ce terme a été repris par les Français au xviie siècle, et ensuite adopté par les Sioux eux-mêmes, mais aujourd'hui, ils préfèrent réutiliser leurs noms d'origine en disant "je suis lakota", "nakota" ou "dakota". « Nadewisu » est donc à l'origine un mot péjoratif que les Sauteux utilisèrent pour désigner les peuplades voisines aux Blancs qui s'enquéraient de savoir comment s'appelait cette tribu ; par simplification linguistique il n'en est resté que le mot sioux qui a perdu ce sens péjoratif. Les Sioux s'appèlent entre eux Oceti sakowin oyate, « Le Peuple des Sept Feux » ou « le Conseil des Sept feux » en référence à leurs sept divisions politiques.
Les Iroquois (ou Haudenosaunee) connus aussi par l'expression Cinq-Nations comprennent effectivement cinq et puis plus tard six nations amérindiennes de langues iroquoises vivant historiquement dans le nord de l'État de New York aux États-Unis au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. La plupart des quelques 75 000 Iroquois vivent aujourd'hui en Ontario au Canada et dans l'État de New York. D'autres vivent au Wisconsin, au Québec et en Oklahoma. Seule une petite minorité des Iroquois parle aujourd'hui une des langues iroquoises dont notamment près de 1 500 locuteurs du Mohawk dans le village Kahnawake, au sud de Montréal. Les six nations étaient liées entre elles par une constitution commune appelée Gayanashagowa ou « grande loi de l'Unité » : Goyogouins (en anglais « Cayugas ») Agniers (en anglais « Mohawks ») Onneiouts (en anglais « Oneidas ») Onontagués (en anglais « Onondagas ») Tsonnontouans (en anglais « Senecas ») Tuscarora (la sixième nation, 1722) L'origine du mot « iroquois » est obscure, mais cette appellation pourrait provenir d'une phrase souvent employée à la fin de discours iroquois, « hiro kone » (je l'ai dit). D'autres considèrent que le mot proviendrait du nom qui leur a été donné par leurs ennemis, les Algonquins : « Irinakhoi » (serpents à sonnette). Toutefois, les Iroquois s'appellent eux-mêmes « Haudenosaunee » (peuple aux longues maisons).
Les Utes forment un groupe d'indiens d'Amérique reliés ethniquement vivant essentiellement dans l'Utah et le Colorado. Il existe trois réserves tribales : Uintah-Ouray dans le Nord-Est de l'Utah comprenant environ 3500 membres, les Utes du Sud d'approximativement 1500 membres et les Utes des montagnes d'à peu près 2000 membres — ces deux dernières dans le Sud-Ouest du Colorado. Le nom de l'État américain Utah dérive du nom de ce groupe ethnique. La langue des Utes, dialecte Numic du sud, appartient à la famille des Langues uto-aztèques (Shoshone). La plupart des indiens Ute contemporain parlent cependant uniquement l'anglais. Les autres groupes indiens parlant un dialecte Shoshone sont : les Bannocks, les Comanches, les Chemehuevi, les Goshutes, les Paiutes et les Shoshones Avant l'arrivée des pionniers blancs, les Utes occupaient d'importantes fractions de l'Est de ce que sont aujourd'hui l'Utah de l'Est, le Colorado de l'Ouest et des parties du Nouveau-Mexique et du Wyoming. Ils n'ont jamais constitué un groupe unique mais plutôt de très nombreux groupes nomades qui maintenaient des associations fortes avec leurs voisins. Parmi les groupes les plus importants on trouve : les Moache, les Capote, les Uncompahgre, les White River, les Uintah, les Pahvant, les Timanogots, les San Pitch, les Moanumts, les Sheberetch et les Weeminuche. Contrairement à d'autres groupes de la région il n'existe pas de tradition ni de preuve d'une migration : il semble que les ancêtres des Utes aient occupé leur territoire depuis au moins mille ans.
Originellement, les Mohicans, ceux qui parlaient cette langue, vivaient le long de l'Hudson dans l'état de New York, jusqu'au Lac Champlain, à l'est des Montagnes Vertes dans le Vermont, et à l'est jusqu'à la Scoharie Creek dans l'état de New York.
Ils vivaient près de la basse vallée de l'Hudson au moment de leur rencontre avec les Européens, vers 1609. Durant des décennies, des rivalités avec les Mohawks et les Européens les ont poussés vers l'Est du Massachusetts et du Connecticut, sur le fleuve Hudson. Un certain nombre s'installa à Stockbridge, dans le Massachusetts, créant la communauté des Indiens de Stockbridge. Ceux-ci permirent aux protestants de s'installer à Stockbridge, et se convertirent au cours du xviiie siècle. La première communauté chrétienne indienne en Amérique fut établie par les Frères Moraves dans le village mohican de Shekomeko en 1740. Les missionaires moraves voulaient convertir et intégrer les Indiens dans la communauté américaine. Ils y réussirent, et défendaient les Indiens contre leur exploitation par les Blancs avec tant d'énergie, que le gouvernement arrêta les actions contre eux.
Bien qu'ils aient été alliés des colons américains lors de la guerre contre les Français, des guerres indiennes et de la guerre d'indépendance, ils furent expulsés de leur territoire et durent s'installer plus à l'Ouest, d'abord à Stockbridge, dans l'état de New York, vers 1780, puis dans le comté de Shawano, dans le Wisconsin, dans les années 1820-1830. Dans le Wisconsin, ils étaient dans une réserve avec les Munsee, donnant naissance à une communauté indienne nommée Stockbridge-Munsee. Cette réserve est aujourd'hui connue comme la réserve des Indiens Mohicans de la tribu Stockbridge-Munsee.
Le mohican, une langue morte, appartient à la branche orientale des langues algonquiennes.
La langue mohican s'est divisé, aux alentours des années 1740, en deux dialectes. Le premier est le Stockbridge au Wisconsin, et le second est le Moravien en Ontario.
La nation des Yakamas vit dans l'état de Washington au nord-ouest des États-Unis. Leur réserve s'étend sur 5 260 km², le long de la rivière Yakima. Aujourd'hui, la nation Yakama est gouvernée par un conseil tribal composé des représentants de 14 tributs et clans.L'origine des premiers peuples de l'Amérique est très controversée et sujet à polémique.
Pendant longtemps les spécialistes on fait remonter l'arrivée des premiers hommes en Amérique à 12.000 ans environ : venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, alors gelé, puis peuplé le continent américain. On les appelle les chasseurs de Clovis, ou bien les Paléoindiens.
Mais des études (datations au carbone 14) ont depuis contesté cette hypothèse, d'où parfois le peu ou le manque d'informations sur le Peuple Amérindien. Ils n'auraient sans doute pas été les premiers. Par ailleurs, la durée de peuplement des Paléoindiens a été nettement moins longue qu'estimé précédemment, à savoir seulement 200 à 400 ans. Cette courte période rend presque impossible la répartition de ces peuplades sur l'ensemble du continent nord et sud américain. Ils n'ont pas pu, en seulement vingt générations, atteindre la pointe de l'Amérique du Sud
Des découvertes archéologiques récentes feraient remonter les premières migrations à plus de 40.000 ans.
D'autres théories parlent de peuples océaniens ayant traversé l'océan Pacifique
ou encore de peuples européens : une peuplade serait venue d'Europe entre 12.000 et 36.000 ans ; elle correspondrait à un groupe très restreint d'autochtones que sont les Ojibwés, les Nuu-Chah-Nulth, les Sioux, et les Yakamas.
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5. Nounouk Le 22/02/2010 à 22:41
4. pascal Le 22/02/2010 à 18:52
3. Nounouk Le 01/02/2010 à 14:42
2. bourjot yves Le 01/02/2010 à 10:59
1. Sébastien RIME Le 02/12/2009 à 03:50
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